Cours disponibles

Ce cours appartient au tronc commun du master de sciences sociales (PSL-ENS / EHESS). Il est obligatoire pour les étudiants inscrits en master 1 dans le parcours « Quantifier en sciences sociales » et fait partie du cycle méthode du parcours « Pratiques de l’interdisciplinarité dans les sciences sociales ». Il est également ouvert aux élèves et étudiants de l’ENS et sur demande aux étudiants des autres masters de PSL et de l’EHESS.

Pré-requis : avoir des connaissances de base en statistique et maniement du logiciel R. Les étudiants doivent installer sur un ordinateur portable R et Rstudio (voir par exemple https://juba.github.io/tidyverse/01-presentation.html). Avoir accès à Internet pendant les séances, par exemple par le biais d’Eduroam.

Description du cours

L’objectif de ce cours est de former les étudiants à la pratique des méthodes de régression en sciences sociales, traditionnellement utilisées pour étudier les liens entre une variable à expliquer et un ensemble de variables explicatives. Il débute par une présentation du modèle linéaire (régression linéaire simple et multiple), puis se poursuite par l’étude de la régression dite logistique – permettant d’appliquer le raisonnement linéaire dans le cadre de variables à expliquer catégorielles - et ses divers développements (modélisation logit dichotomique, modélisation polytomique, effets d’interaction, comparaison entre modèles, etc…).

Le cours est construit sur une présentation des principes de fonctionnement des méthodes et des controverses épistémologiques et méthodologiques qu’elles ont suscitées, puis sur des mises en œuvre sur données de la statistique publique en utilisant le logiciel R.


S1, 24 heures, 9 ECTS

Cet atelier de recherche porte sur les enjeux socio-culturels des échanges verbaux et, plus largement, de la communication. Après une introduction présentant les concepts et les méthodes de l’anthropologie de la communication, nous nous intéresserons au thème des ragots, des rumeurs et des « fake news ». À partir d’exemples relevant de terrains variés, nous étudierons les contextes conversationnels dans lesquels ces nouvelles informelles sont échangées et discutées, ainsi que les enjeux sociaux et politiques de leur communication. Nous chercherons à mettre en lumière les logiques sociales de la production, de la circulation et de la réception de l’information en dehors des canaux officiels. La seconde partie de l’atelier sera organisée autour de la réalisation d’une enquête collective. Nous travaillerons ensemble sur une étude de cas détaillée, dont le choix sera effectué en cours en fonction de l’actualité récente. Les participant·e·s contribueront à la production des données en croisant les techniques et les méthodes d’enquête (entretiens, observation, archives de presse, ethnographie numérique, etc.). L’analyse des matériaux de terrain pourra déboucher sur la rédaction d’un article collectif.

12 séances de 2 heures. Jeudi de 13 h à 15 hdu 7 novembre 2019 au 6 février 2020, à l’EHESS (105 bd Raspail 75006 Paris), salle 11.

Étant donné le format de l’atelier de recherche, le nombre de participant·e·s est limité à 20 personnes.

Cet enseignement est ouvert à tous les étudiant·e·s en sciences sociales sous réserve d’une implication personnelle forte dans la réalisation de l’enquête collective.

Ce séminaire porte sur les pratiques et cultures sportives. La première partie sera consacrée à un panorama des principaux travaux en sciences sociales sur le sujet. Nous aborderons des thèmes tels que : l’invention du modèle sportif anglo-saxon, sa diffusion internationale et les formes d’appropriation culturelle des pratiques sportives, la violence et son processus d’euphémisation dans le sport, l’articulation entre champ sportif et espace social, la question des habitus sportifs et du genre. La seconde partie sera consacrée à la lutte avec frappe au Sénégal. Ce sport représente aujourd’hui l’une des rares voies possibles de réussite pour la jeunesse masculine des classes populaires. Nous suivrons toute la chaîne des acteurs de la lutte : depuis l’écurie de quartier où les lutteurs s’entraînent jusqu’à l’arène où ils s’affrontent, en passant par les instances sportives qui encadrent la pratique, les médias, les promoteurs, les sponsors et les notables qui parrainent les combats, ou encore les marabouts qui offrent leur soutien « mystique » aux combattants. Il s’agira de comprendre comment se fabrique un champion en s’intéressant non pas uniquement aux stars déjà consacrées par l’arène, mais aussi aux « petits » lutteurs qui tentent de percer et à tous ceux qui se mobilisent derrière eux pour faire advenir ces espoirs de réussite.

12 séances de 2H. Mercredi de 13H à 15H à partir du 6 novembre 2019 jusqu'au 5 février 2020, EHESS (105 bd Raspail 75006 PARIS), salle 11.

Validation : présence obligatoire et travail personnel sur un thème choisi en accord avec l'enseignant.

Ce cours est ouvert à l’ensemble des élèves et étudiants de l’ENS, aux étudiants du master de sciences sociales (PSL-ENS / EHESS), et sur demande aux étudiants des autres masters de PSL et de l'EHESS.

Description du cours

Serait-il exagéré d’affirmer que la sociologie de la transmission des savoirs est le parent pauvre de la sociologie de l’éducation ? Un tel constat ne saurait manquer d’apparaître paradoxal. La sociologie dite de « l’éducation » s’occupe en effet de l’éducation scolaire  ; or la vocation de l’école n’est-elle pas d’abord de transmettre les savoirs de la culture écrite, même si l’action scolaire transmet inévitablement, en même temps, des valeurs, des savoir-faire, des savoir-être ? Si les travaux classiques en sociologie de l’éducation ont établi il y a maintenant près d’un demi-siècle que l’école joue un rôle essentiel dans la reproduction sociale et la légitimation des rapports de domination sociale, ces fonctions ne sauraient être correctement appréhendées indépendamment du processus de transmission des savoirs. Ce cours a pour objectif d’étudier comment les sciences sociales interrogent l’institution scolaire sous l’angle de la transmission des savoirs. Il est construit à partir de trois éléments.

Le premier élément est une discussion autour de la façon dont certains sociologues classiques ont réfléchi la question des savoirs à l’école. Ce tour d’horizon est l’occasion d’interroger les rapports entre la sociologie de l’éducation et des disciplines connexes – l’histoire, l’anthropologie, l’économie ou la linguistique – mais également des disciplines plus lointaines comme les sciences cognitives. En discutant les apports et limites de ces disciplines aux questions posées, il s’agira d’élaborer une approche globale de sciences sociales de la scolarisation.

Le second élément est une étude du régime de scolarisation qui débute en France au début des années 1960 avec l’avènement de l’école unique. Comment s’élaborent les structures scolaires lors de la massification scolaire ? Que décide-t-on d’enseigner, à qui et selon quelles modalités ? Comment penser plus largement les rapports entre école et société ?

Enfin, le troisième élément est une présentation d’une série de travaux classiques ou récents portant sur les divers protagonistes de l’institution scolaire, notamment les élèves et les enseignants. Quels sont les déterminants de la réussite et de l’échec scolaire ? Comment penser les ressources cognitives des élèves ? Quelles sont les dynamiques récentes du groupe professionnel des enseignants ? Comment étudier les pratiques d’enseignement ? Cet examen permet en retour d’étudier la façon dont se construisent des postures de recherche sur la question scolaire.

Organisation du cours :

Année 2019-2020 : 8 séances de 3 heures. Campus Jourdan, salle R3-46, le mercredi de 9h30 à 12h30. Dates : 06/11/2019 ; 13/11 ; 20/11 ; 27/11 ; 04/11 ; 11/12 ; 18/12 ; 08/01.

Validation : assiduité complète et exercices réguliers.


S1, 24 heures, 6 ECTS, Code GPS : DSS-AA-A2-S1

Ce cours est destiné aux étudiants de 1e année du master PDI, mais est ouvert à d’autres étudiants dans les limites des places disponibles et sur demande à l’enseignant. Il présente les diverses options théoriques, principaux concepts et grands thèmes de la recherche en anthropologie, en s’appuyant sur la lecture croisée de textes classiques et contemporains, accompagnée d’une mise en perspective historique ainsi que d’une réflexion critique. Cette présentation est illustrée par des études de cas tirées de différents champs thématiques et de différentes aires culturelles. Exemples de thèmes abordés : La culture, les cultures (Matrice conceptuelle de l’anthropologie ?) Y a-t-il des ethnies ? (Identité et relation sociale) A quoi sert un rituel ? (Fonction sociale) Qui épouser ? (Structures et stratégies matrimoniales) La parente biologique est-elle une construction sociale ? (Nature/Culture) Systèmes, symboles et stratagèmes (Anthropologie politique) Les acteurs économiques sont-ils rationnels ? (Anthropologie et économie) Les sociétés froides sont-elles chaudes ? (Anthropologie et Histoire)

12 séances de 2h - Jeudi 9h30-11h30 à partir du 19 septembre 2019 jusqu’au 19 décembre 2019, Ens Campus Jourdan, salle R2-02.

Validation : présence obligatoire et travail personnel sur un thème choisi en accord avec l’enseignant. 


Ouvert à tou·tes, ce cours propose une introduction aux études de genre. Un premier bloc de séances sera consacré à la genèse de ce domaine, entre recherche et politique et à la croisée de différentes disciplines (philosophie, anthropologie, sociologie, linguistique, biologie...). Nous nous focaliserons ensuite sur quelques thèmes majeurs explorés par la sociologie du genre. Enfin, ce cours sera clôturé par un ensemble de séances consacrées à des chantiers de recherche dynamiques, sur le langage, l’espace et la sexualité.

Organisation du semestre

12 séances hebdomadaires de 2h entre janvier et avril 2020, le vendredi de 14h à 16h (sauf la dernière séance). La première séance aura lieu le 24/01.

Exception : La séance 12 aura lieu le jeudi 30 avril, de 16 à 18h.

 Campus Jourdan, salle R3-46 (et R1-08, les 28 février, 27 mars et 24 avril).

Validation : assiduité complète et réalisation d’une note de lecture.

Contacts : pauline.vallot@ens.fr et pierre.alayrac@ens.fr


Les chercheur-e-s en sciences sociales ont rarement entre les mains des données « prêtes à être modélisées ». Que l’on vise une modélisation basée sur des hypothèses pré-construites ou des analyses plus exploratoires, de multiples opérations préalables sont généralement nécessaires. Ce séminaire se concentre sur ce travail de préparation des données. Outre les méthodes de préparation des données proprement dites, il enseigne comment vérifier chaque étape de son travail et comment le conserver dans des programmes qui puissent être réutilisés.
Les étudiant-e-s apprendront à utiliser SAS (12h d’enseignement) : comment importer des données, sélectionner des lignes ou des colonnes, transformer la structure d’un jeu de données, recoder des variables qualitatives ou quantitatives, regrouper dans un seul tableau de données des informations provenant de deux tableaux différents, et comment vérifier et corriger leur travail. Enfin ils apprendront à organiser la succession de ces opérations dans des programmes. Pour des raisons pédagogiques et logistiques le séminaire est limité à 20 places.

Ce cours propose une initiation à l’anthropologie sociale et culturelle, en s’appuyant notamment sur la projection de films ethnographiques. Après une introduction présentant les jalons de son histoire et de ses méthodes, nous aborderons quelques-uns des thèmes classiques de la discipline (le terrain ethnographique, la religion, la maladie, la colonisation, la mondialisation culturelle, le politique, l’échange...) en nous appuyant de manière croisée sur le visionnage de films et sur la lecture de textes. Ce cours est ouvert à tous les élèves et étudiants, quels que soient leur année et leur département de rattachement (en Lettres ou en Sciences). 

12 SEANCES DE 2H - MERCREDI DE 9H30 A 11H30 A PARTIR DU 18 SEPTEMBRE 2019 JUSQU’AU 18 DECEMBRE 2019,

ENS (29 rue d’Ulm), salle U207.

VALIDATION : PRESENCE OBLIGATOIRE ET TRAVAIL PERSONNEL SUR UN THEME CHOISI EN ACCORD AVEC L’ENSEIGNANT. 


Cet atelier consiste en une mise en pratique de négociations internationales. Il s’agira de négocier un traité international ou une résolution de l’ONU, à partir d’un texte préparatoire existant (draft proposal).

Les étudiants représenteront chacun un État et devront en connaître la politique étrangère et l’affiliation aux différents groupes diplomatiques internationaux, afin de négocier en son nom le texte choisi.

Les séances seront d’abord consacrées à la présentation des bases des théories et de la pratique des négociations internationales, puis à la préparation des positions des groupes et des États. Les deux dernières séances consisteront en une mise en situation : réunions de groupe préparatoires (WEOS, BRICS, Groupe des 77, AOSIS, groupes régionaux...), puis la négociation du texte lui-même.

Thème traité l’an dernier : le Traité de Paris (COP21), sous la présidence de Stéphane Gompertz, ambassadeur et membre de la présidence de la COP21.

Le cours a pour objectif de former les élèves aux règles et aux institutions internationales qui régissent les relations internationales. Seront présentés le fonctionnement de la société internationale, les sujets du droit international (l’État, les organisations internationales, notamment l’ONU, et les individus) et les normes du droit international (les traités internationaux et la coutume). Le cours portera également sur le droit de la paix et de la guerre (interdiction du recours à la force, droit des conflits armés, légalité des interventions armées, droit humanitaire). L’ensemble du cours sera traité en rapport avec l’actualité du droit international


Validation : partiel (au milieu du semestre) et commentaire de document juridique international (résolution de l’ONU, traité international, décision de justice).


Cours ouvert à tous, sans pré-requis en droit.


Ce cours ouvert à tou·te·s les étudiant·e·s a pour vocation l’acquisition des connaissances générales accumulées par la science politique sur l’objet central qu’est l’État. Comment est-on parvenus à la situation présente où l’essentiel des sociétés humaines est gouverné par des institutions exerçant la violence d’une manière généralement conçue comme légitime ? Comment penser l’exercice du pouvoir dans ce cadre, et avec quels outils ?
Les séances sont regroupées en trois ensembles. Le premier (séances 1 à 6) présente les analyses socio-historiques de formation de l’État, principalement en Occident. Ces analyses se concentrent d’une part sur les processus de monopolisation de la violence légitime, et d’autre part sur la division du travail et les processus d’accumulation économique renforcés par l’État.
L’analyse se fait relativement moins historienne dans le second ensemble (séances 7, 8 et 9), pour proposer des études du fonctionnement concret de l’État, c’est-à-dire de ses administrations. Au quotidien, on ne rencontre pas « l’État » en tant que tel, mais des fonctionnaires qui agissent en son nom et le font agir, traduisant concrètement ses règlements et définissant par la pratique les politiques publiques. L’action de l’État est incarnée et négociée dans les interactions quotidiennes de ces agents avec les populations administrées. C’est dans ce quotidien qu’est négocié le pouvoir politique.
Enfin, un troisième et dernier ensemble (séances 10, 11 & 12) se penchera sur les mutations contemporaines de l’État à l’ère néolibérale.
Les normes de management issues du monde de l’entreprise qui ont colonisé l’État dans les trente dernières années n’ont pas nécessairement signé le retrait de ce type de direction administrative des sociétés, mais en ont profondément modifié les formes et les pratiques.
Si les enseignements des trois blocs concernent essentiellement les États occidentaux, des contrepoints et compléments concernant d’autres
aires géographiques et culturelles, notamment en Afrique, seront abordés.
La validation comporte un exercice commun à tou·te·s les étudiant·e·s, et un autre exercice adapté en fonction de vos choix d’orientation (recherche ou concours administratifs).

Si les sciences sociales de ces quinze dernières années ont en partie réinvesti la question du néolibéralisme, de ses effets politiques et sociaux comme des idéologies dont procèdent les politiques néolibérales, cela s’est parfois fait au risque que « le » néolibéralisme soit traité de façon désincarnée, comme un deus ex machina dont on viendrait constater ex post les effets dans les politiques publiques, ou comme un programme dont il suffirait de cerner les attendus idéologiques pour saisir le déploiement dans une multiplicité de sphères sociales, au risque de retomber dans une forme somme toute classique d’histoire des idées et de rater les usages et ancrages sociaux spécifiques des injonctions à la néolibéralisation.

On peut, ce faisant, être à la fois sensible au sentiment de convergence des processus de néolibéralisation, à certains de leurs effets et appuis autoritaires de par le monde, et ressentir le besoin de spécifier, nuancer, revisiter des temporalités afin que les inquiétudes critiques, qui sont des appuis axiologiques légitimes de la démarche scientifique, ne submergent pas l’écriture des sciences sociales.

Plus d'informations : http://www.sciences-sociales.ens.fr/Processus-de-neoliberalisation-et-1063.html

Comment les « données massives » nous gouvernent-elles reste une question peu étudiée. Cet atelier est consacré à décrire et expliquer les conséquences politiques des « big data ».
Pour cerner notre objet, nous nous limiterons au domaine de la santé, déjà fort étendu. En effet, la possibilité d’utiliser des quantités de données massives (« big data ») à propos des patients et le développement du séquençage du génome de nouvelle génération transforment profondément la médecine génomique. Ceci fait surgir de nouvelles questions concernant le diagnostic, la défense de la vie privée, les infrastructures de données médicales et les politiques de santé publique.

Pour traiter ces questions, nous ne nous contenterons pas des promesses souvent proférées sur les potentialités de ce domaine, mais nous utiliserons les matériaux d’un terrain déjà réalisé aux États-Unis sur le « Réseau des maladies non diagnostiquées » (en anglais le Undiagnosed Disease Network) qui associe 10 grandes institutions de recherche des USA. Ce réseau vise à établir un standard pour le diagnostic des maladies génomiques rares. Il s’appuie sur le séquençage complet du génome/exome, et l’associe à des données complètes sur le patient.

Ce cours est dédié à l'archivage des documents relatifs à l'organisation et aux enquêtes réalisées lors des stages de terrain du M1 PDI.

Comment les sciences sociales utilisent-elles les méthodes quantitatives ? Pour quels types d’usages et quels raisonnements ? L’objectif de ce cours est de former les étudiant.e.s à la pratique de la quantification, en abordant les différentes étapes de la fabrication du raisonnement quantitatif : récolte et production des données, recodage de variables et traitement des données (statistiques descriptives simples).
Ce cours sera l'occasion de prendre le contre-pied des approches théoriques de la statistique qui insistent sur le cohérence logique intrinsèque. Nous mettrons en évidence les contingences historiques de leur invention et les contraintes irréductibles de leur pratique. Nous chercherons à décrire diverses formes d’articulation entre les évolutions sociales et celles des outils de quantification et de leurs usages. Comment expliquer que de nouvelles techniques ou institutions apparaissent ? Quels acteurs s’en emparent ? Dans quels contextes politiques et économiques ? Peut-on malgré ces influences sociales parler d’une autonomie des formalismes mathématiques ?

Cours d'initiation à l'enquête ethnographique du Master PDI.


L’ambition de ce cours est de saisir ce cadrage institutionnel dans la définition même du travail et dans les conditions de son exercice, tant pour le sociologue que pour les acteurs observés. Il part du constat que le travail est aujourd’hui un fait social central autour duquel, en France, s’organise la vie d’un nombre croissant d’individus, en dépit d’un niveau très élevé de chômage. L’enjeu est de faire dialoguer autour de l’objet « travail » l’histoire et la sociologie du travail, de l’entreprise, du genre, du droit, et des mobilisations de travailleurs.

Enseignants : Sophie Pochic, Claude Didry, Jérôme Deauvieau et Anton Perdoncin

Cette troisième étape des recherches collectives liées au programme MEDIPS s’inscrit dans le sillage de la loi de 2005 qui modifie le code de l’action sociale et des familles et définit le handicap ainsi : « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un poly-handicap ou d’un trouble de santé invalidant ».

Résolument ethnographique, elle cherche à comprendre comment les troubles psychiques sont liés à des processus de disqualification sociale et dans quelles conditions sont désignés les représentants légitimes des personnes handicapées lorsque celles-ci sont dans l’incapacité de prendre des décisions.


L’objectif de cet atelier est d’accompagner les étudiants dans le processus de construction de leur projet de recherche de Master 2 Sociologie et Statistique. Comment construire des questions de recherche, sélectionner et exploiter une bibliographie utile, rechercher des données ajustées aux questions de recherche, et proposer une méthodologie cohérente ? En abordant ces différentes questions, l’atelier sera l’occasion de réfléchir collectivement à ce que signifie construire un objet de recherche en sciences sociales.

D’un point de vue pratique, l’objectif principal de cet atelier est de fournir des conseils pratiques et des ressources utiles, afin que chaque étudiant soit en mesure de présenter un projet de recherche abouti en juin 2017.

Le séminaire se donne pour but d’interroger l’assise spatiale de la parenté pratique, de saisir le rôle de l’espace dans la production de la parenté. Il s’agit de réfléchir aux modes de la co-production des liens et des lieux de la parenté - autant dans le cadre de la migration que de la proximité résidentielle (ou de toute autre configuration)/autant dans des configurations de grande proximité résidentielle que d’éloignement important des membres du groupe de parenté (notamment dans le cas de migrations internationales). Le séminaire invite également à réfléchir aux méthodes et outils des sciences sociales pour saisir et analyser ces configurations spatiales de la parenté, d’un point de vue monographique, statistique ou encore comparatif.

Informations pratiques et programme : http://www.sciences-sociales.ens.fr/Parente-pratique-espace-migrations.html?lang=fr

Le cours constitue une introduction à la sociologie politique autour de la lecture d’une série de textes récents portant sur l’Etat, ses administrations et l’action publique en France.

Il est conseillé aux étudiants qui se destinent à un cursus de recherche en science politique et en sciences sociales ainsi qu’aux étudiants qui envisagent une carrière dans l’administration.

Le cours est basé sur la lecture active, collective et documentée d’un texte par séance. Il n’implique aucun pré-requis. La diversité des formations et des parcours étudiants est au contraire encouragée. La validation du cours implique une assiduité complète et des exercices réguliers (courtes notes de lecture et présentations orales collectives du texte de la séance).

Enseignant : Romain Lecler


Ce séminaire portera sur les formes de réécriture, de renégociation et de réappropriation contemporaines des collections constituées pendant la période coloniale, sur le continent africain, et qui sont depuis lors conservées dans des institutions muséales. Ces collections comprennent les objets ethnographiques ainsi que des archives écrites et visuelles, acquises ou produites par ou pour les musées.

Ce cours est composé d'une série d'interventions autour de l'histoire et de l'actualité des données en sciences sociales. Nous nous intéresserons en particulier aux enjeux déontologiques qui entourent l'enquête, depuis les controverses anthropologiques jusqu'aux données numériques.

Enseignants: Florence Weber et Samuel Coavoux.


Cours de perfectionnement en méthodes quantitatives

Se réunissant une fois par mois, ce séminaire puisera dans les thématiques et méthodes diverses des sciences sociales (histoire, sociologie, anthropologie, science politique) appliquées à l'analyse de l'espace chinois (Chine continentale, Hong Kong, Taiwan, diasporas chinoises). Il portera des éclairages thématiques - théoriques ainsi que méthodologiques - sur des phénomènes contemporains en mobilisant les recherches les plus récentes.

Conçu comme une introduction à la sociologie et aux grands systèmes d'analyse du monde social coexistant au sein de la discipline, ce cours vise à proposer une initiation rigoureuse aux principales traditions sociologiques ou à en renforcer la connaissance. Les différentes écoles de pensée ou approches sont présentées dans leur singularité, tout en montrant les querelles, mais aussi les ponts qui peuvent exister entre elles. Cours doit aider les étudiants de master 1 à se repérer dans la littérature sociologique, ainsi qu'à s'outiller et à construire leurs objets et analyses, en apprenant à se positionner dans ces diverses manières d'appréhender le monde social.


Les séances débutent par la recension et la discussion de textes par plusieurs étudiants. Ces exposés visent à restituer les pensées des auteurs, les mettre en dialogue, tester l’appareillage théorique et méthodologique proposé et le critiquer de façon constructive pour ouvrir sur une série de questions propre à nourrir la discussion collective. A dessein pédagogique et pratique, les étudiants devront montrer l’opérationnalité des concepts et outils étudiés en les appliquant à leurs terrains de recherche. Suit une synthèse générale faite par l’enseignante. Quatre séances « Querelle » ponctueront le semestre. Celles-ci seront l’occasion de confronter des postures et des textes de traditions différentes, autour d’objets ou de concepts « controversés ». Elles permettront d’amorcer des débats d’idées. Les étudiants sont invités à jouer le jeu des mondes théoriques explorés et à prendre au sérieux leurs applications empiriques.


La lecture détaillée des textes est obligatoire, et ce pour chaque séance.




Ce séminaire hebdomadaire s'inscrit dans le cadre de l'Atelier du Labex Tepsis « La personnalisation des liens politiques : approche comparative ».

Ce séminaire de recherche entend explorer, dans une perspective comparative, le thème de la personnalisation des liens politiques. La question des liens politiques localisés et personnalisés a été mise en lumière par diverses recherches, portant sur les milieux politiques locaux et les formes territorialisées des sociabilités politiques, sur l'exercice concret du métier d'élu et les relations ordinaires que les hommes politiques nouent avec leurs électeurs comme avec leurs pairs, sur le poids des interactions locales dans la production des votes, ou encore sur la politique informelle. Le séminaire abordera les façons dont les activités, les identités et les choix politiques s'adossent aux expériences ordinaires du monde social. On s'intéressera aux processus par lesquels les relations et les échanges au sein de groupes d'appartenance, les investissements pratiques de la vie quotidienne et les jugements moraux ordinaires (expressions de l'indignation, considération et estime de soi, attentes de reconnaissance, etc.) affectent les processus de politisation (mais également de dépolitisation, de désengagement et de discrédit de la politique).

Ce séminaire aborde dans une perspective comparative les relations entre pratiques de gouvernement et pratiques économiques ordinaires. L'enjeu de ce séminaire est de dépasser la division établie entre des traditions de recherche, qui s'ignorent souvent : d'un côté l'anthropologie politique et l'ethnographie de l'Etat ; de l'autre l'anthropologie et la sociologie économiques. On analysera les rapports complexes entre différents modes de gouvernement et les façons toutes aussi diverses dont les pratiques ordinaires s'accommodent, s'opposent ou s'approprient ces cadres, qu'elles contribuent aussi à créer et modifier. Les premières séances seront consacrées à une revue de littérature, les suivants à des présentations d'enquête par des chercheurs et doctorants français et étrangers. Le séminaire est ouvert à des étudiants depuis la L3 jusqu'au Doctorat.

This course centers around articles or book chapters in English, that will be read and discussed in the class. It also serves as an introduction to the US literature in the social sciences, with an emphasis on sociology.

Contact : Romain Lecler

La première moitié des séances est consacrée aux enjeux liés à la traduction en sciences sociales, autour des travaux des chercheurs invités. La deuxième moitié est consacrée aux travaux des étudiants, qui sont accompagnés dès le début par une encadrant compétent dans la langue choisie.

Contact : Romain Lecler

Ce séminaire propose d'interroger la notion de « professionnels de l'international », c'est-à-dire les acteurs de la circulation internationale de certains biens ou savoirs : spécialistes des échanges de biens culturels, promoteurs scientifiques, consultants internationaux, experts des relations internationales et des échanges internationaux, etc. Le séminaire associe la présentation des recherches en cours des organisateurs à celles des chercheurs invités. Des textes sont systématiquement proposés aux étudiants pour préparer les discussions de chaque séance.

Contact : Romain Lecler

Cours ouvert à toutes celles et tous ceux qui souhaitent apprendre à utiliser le logiciel R. Nous aborderons une palette large de compétences et techniques : importation de données, réalisation de graphiques, statistique uni et bivariée, analyse des données, régressions logistiques et analyse de séquences.

Pour obtenir la clé d'accès, contacter Anton Perdoncin.

Ce cours d'initiation a pour objectif d'introduire les étudiants à l'histoire et aux sciences sociales de la culture. Portant pour l'essentiel sur la culture au sens de ce qui relève des domaines du ministère de la culture, soit pour faire vite, les arts et les lettres, il traite de la production, de la circulation et de la réception des biens symboliques. Enseigné à trois voix, celles d'un historien, d'un sociologue et d'un politiste, il s'appuie sur la lecture active, collective et documentée de classiques ou de travaux récents. Fondé sur le principe de la classe inversée, il implique, à chaque séance, une participation active de chacun, dès la première minute du cours. Il n'implique aucun prérequis, et il est ouvert à tous les étudiants, quels que soient leurs formations et parcours préalables. Il a lieu le jeudi de 14h à 16h, Salle Info 2, NIR, à partir du 5 février.

Ce séminaire propose d'aborder la manière dont les migrations ont été construites comme objet et analysées par les différentes sciences sociales. Les séances s'organiseront autour de lectures et discussions de textes classiques et de recherches contemporaines empiriques sur les migrations. L'objectif de ce séminaire est ainsi de comprendre ce que les migrations font aux sciences sociales et ce faisant, de contribuer à l'analyse des phénomènes migratoires.


Contacts : Jennifer Bidet et Anton Perdoncin